Le regard des professionnels

La phobie scolaire est-elle un handicap ?

La loi du février 2005 considère comme handicap toute maladie évoluant sur le long terme et/ou invalidante. Ce n’est pas la phobie scolaire en soi, mais le fait qu’elle évolue sur le long terme et qu’elle soit, en effet, invalidante qui est reconnu. Comme peut l’être une dépression, par exemple. Pour cela il faut en parler avec son médecin traitant ou son psychiatre et prendre un dossier de demande de reconnaissance de handicap à la MDPH du secteur.

La notion de handicap est très large : dans l’article 2, la loi du 11 février 2005 propose cette définition du handicap :

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »

Les handicaps sont généralement classés en quatre types :

  • le handicap auditif
  • le handicap visuel 
  • le handicap moteur et le polyhandicap
  • le handicap mental et les troubles du comportement (troubles du comportement alimentaire, hyper activité, Tocs, phobies, etc…. )
     

La loi du 11 février 2005 fait obligation :

– d’assurer à l’élève, le plus souvent possible, une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile.

– d’associer étroitement les parents à la décision d’orientation de leur enfant et à toutes les étapes de la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.).

– de garantir la continuité d’un parcours scolaire, adapté aux compétences et aux besoins de l’élève.

– de garantir l’égalité des chances entre les candidats handicapés et les autres candidats en donnant une base légale à l’aménagement des conditions d’examen.

Lire la loi du 11 février 2005 dans son intégralité.